Memo to French President on the French Constitution
Mr le Président de la République Française
55,rue du Fbg Saint-Honoré
75008 PARIS
RECOMMANDEE A.R N° RA 6621 1316 2FR
Paris, le 18 Janvier 2004
Monsieur le Président de la République,
En vertu de l¹Article cinq de la Constitution de la République,
j¹ai l¹honneur d¹en appeler à votre arbitrage
quant au fonctionnement régulier des pouvoirs publics.
Il se confirme, notamment à la lecture de la presse anglo-saxonne,
que les membres de la commission STASI ont sciemment négligé
d¹auditionner des représentants de la religion sikh lors
de leurs travaux.
Mme Jacqueline COSTA-LACOUX citée ces derniers jours par le Washington
Post a laconiquement déclaré à cet organe de presse:
³Nous ne sommes pas à Londres!² .
Mr STASi vous a pourtant indiqué, à la remise de son rapport
et sauf erreur de ma part, qu¹il avait auditionné ³les
représentants de toutes les religions et options philosophiques²
La laïcité est définie dans le rapport même
de cette commission comme construite sur la neutralité de l¹État.
³La neutralité de l¹État est la première
condition de la laïcité.... neutralité et égalité
vont de pair² (2.2.1)
| UNITED SIKHS | www.unitedsikhs.org | -
Ce rapport cite comme acquis: ³le respect que garantit l¹État
aux différentes options spirituelles ou religieuses, l¹absence
d¹intrusion du pouvoir politique, la création d¹un
cadre propice à la liberté de culte, la protection des
religions non majoritaires²(1.2.3)
Les historiens qui ont conseillé Mr STASI ne pouvaient ignorer
qu¹une loi sur les signes distinctifs mettrait en cause l¹existence
de la religion sikh avant toute autre conséquence. Le cas d¹un
chauffeur routier sikh contraint d¹ester en justice en Allemagne
est expressément cité.
Il est vrai que les sikhs qui sont régis par la Loi de 1905 et
ne connaissent pas de problème d¹intégration n¹ont
pas imaginé que leur religion pourrait être volontairement
négligée par des spécialistes aussi éminents.
Cependant, je me suis pour ma part tout de même inquiété
par écrit dès la dernière rentrée universitaire
auprès des responsables de l¹INALCO des conséquences
qu¹une éventuelle loi pourrait avoir sur mes études
de langue et civilisation indienne.
L¹Article premier de notre Constitution stipule que la République
assure l¹égalité devant la loi de tous les citoyens
sans distinction d¹origine, de race ou de religion et qu¹elle
respecte toutes les croyances.
Citoyen français converti au sikhisme, j¹estime en raison
de tout ce qui précède que mes droits constitutionnels
n¹ont pas été respectés.
Croyez, Monsieur le Président de la République, à
l¹_expression de ma considération la plus haute.
Michel K.S. Ménir